L'ISA s'engage dans la renaturation et la gestion des sols dégradés à Lille

Depuis quelques années, la société fait face à un regain d’intérêt pour une production alimentaire de proximité, avec des produits alimentaires plus sains et un besoin de nature grandissant dans les grandes villes de France. L’ISA se saisit du sujet avec ses unités de recherche : le GRECAT et le LGCgE.

Comme à Lille avec le projet Fives Cail, les collectivités et gestionnaires développent de nombreux projets de valorisation des espaces en friche et mettent en œuvre des projets locaux en valorisant ces espaces urbains. Ces lieux délaissés sont autant d’espaces où des projets de productions agricoles en ville sont envisageables et envisagés.

Ces projets en agriculture urbaine sont pour la plupart orientés sur des fonctions sociales, pédagogiques ou d’insertion, s’accompagnant d’un développement d’une activité économique pérenne et durable.

La place de ces projets dans les politiques alimentaires des villes est une question prépondérante à ré­soudre afin que la production agricole en ville soit complémentaire d’une production agricole périurbaine « plus classique ». La construction de ces politiques passe donc par un renforcement de la co-construction entre acteurs de l’alimentation du territoire, des zones rurales jusqu’aux espaces urbains.

Par des projets de recherche, le GRECAT cherche à analyser l’accompagnement des collectivités à la mise en place de systèmes alimentaires locaux et à évaluer leur durabilité.

Les travaux du LGCgE visent à caractériser les sols urbains, à étudier leur fonctionnement et le devenir des pol­luants émis par les activités humaines afin d’évaluer les risques sanitaires en lien avec la contamination des sols.

Dans le cadre d’une recherche pluridisciplinaire, il s’agit aussi de proposer et d’évaluer des techniques douces de gestion des sols dégradés en vue d’améliorer leurs potentialités agronomiques tout en limitant durablement les dangers environnementaux et sanitaires.

L'importance de la dépollution des sols en friche
La requalification de ces espaces interroge sur l’adéquation de leur sol à des pratiques agricoles, au regard d’une fertilité souvent médiocre et des risques induits par une éventuelle contamination par les activités humaines passées mais aussi actuelles comme la circulation automobile, le chauffage urbain, ou encore les rejets atmosphériques.
Francis Douay
Directeur adjoint du LGCgE
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