mon métier
d'ingénieur paysage

Damien BUTIN est diplômé ingénieur de notre formation paysage Itiape. Diplômé en 2009, il est aujourd'hui directeur adjoint au sein de la direction des espaces verts de Bordeaux Métropole et chef du service « expertise et aménagement ». Il témoigne de son expérience.

Parole de diplômé

Damien BUTIN a suivi notre parcours ingénieur paysage Itiape, une formation de 3 ans par la voie de l'apprentissage. Il est entré dans le monde professionnel en tant qu'apprenti-ingénieur à la Mairie de la Rochelle. Diplômé en 2009, il témoigne aujourd'hui de son parcours, de l'évolution de ses missions, de son métier et de ce qu'il retient de sa formation.
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Pouvez-vous nous décrire votre parcours après votre diplôme ?

En 2009 j’ai intégré la ville de Bordeaux en tant que chef du service de l’« Aménagement du Paysage » avec pour objectif phare l’aménagement des quais de la rive droite (40 ha)-  Parc aux Angéliques.

Sept années plus tard, en 2016, j’ai intégré la métropole bordelaise, en tant que chef de service « conception, aménagement et équipement » au sein de la Direction des espaces verts. J’ai été amené à piloter le bureau d’études et un ensemble de régies correspondant aux services techniques de la direction.

Enfin, en 2019, j’ai accédé au poste de Directeur adjoint et simultanément responsable du service « expertise et aménagement » . Je supervise également le volet Hygiène Sécurité Environnement (HSE).

Quel métier exercez-vous aujourd’hui ?
Quelles sont vos missions ?

Je suis actuellement directeur adjoint au sein de la direction des espaces verts de Bordeaux Métropole et chef du service « expertise et aménagement ».

Dans un territoire en pleine expansion et dans un contexte de mutualisation, ma mission de direction a pour objectif de participer à construire et déployer les processus fonctionnels de notre organisation, en développant des méthodes et des outils basés sur le principe de « l’intelligence collective ». Simultanément, je suis en charge du suivi des projets stratégiques, de la bonne exécution financière comme de la bonne passation des marchés publics.

En qualité de chef de service, je manage deux départements :

Un premier qui est le bureau d’études avec des équipes de paysagistes et de dessinateurs qui assurent la gestion de projets, de la phase étude à la phase chantier. Ce pilotage de projets se fait en tant que maître d’œuvre et/ou maître d’ouvrage et cela selon différentes échelles paysagères (aménagement des quais, de places, de parcs, de jardins, de squares ou encore de cimetières paysagers). Simultanément, ce département gère l’entièreté du domaine des aires de jeux.

Un second qui concerne l’expertise. Différentes compétences sont rassemblées au sein de cette entité (paysage, arbres, fleurissement, sol, pollution,…) dans le but de donner un niveau d’expertise accru sur l’ensemble des projets à dominante verte du territoire métropolitain, tout en essayant d’apporter des réponses innovantes aux enjeux environnementaux qui sont de plus en plus prégnants pour les raisons que nous connaissons tous. Par ailleurs, ce département vise à développer la stratégie paysagère du territoire et à garantir sa cohérence, tout en s’assurant de la bonne application des politiques en matière d’aménagement et de gestion des espaces verts.

Qu’aimez-vous dans votre métier ?

Passionné de Paysages et soucieux de notre Environnement, j’ai la chance de faire un « métier passion » en partageant cela avec des équipes compétentes et professionnelles.

Sur le plan technique, j’ai l’opportunité à la fois de participer à guider les formes paysagères d’un territoire passionnant, spécialement en tant que maitre d’ouvrage, en réponse aux demandes sociales, tout en travaillant de façon juste et sensible avec notre environnement dont les enjeux n’ont jamais été aussi forts. La place des « espaces verts » dans l’espace urbain et notamment dans les métropoles ont un rôle de premier plan aujourd’hui (désimperméabilisation des sols, lutte contre les îlots de chaleur, gestion de la densification urbaine…) et il est captivant de contribuer à changer de paradigmes et de pratiques.

Sur le plan humain mon métier est très enrichissant. La diversité des horizons, des compétences ou encore des expériences sur un socle commun qu’est la passion de nos métiers, nous offre de grandes complémentarités et opportunités pour évoluer et atteindre des objectifs ambitieux. Le partage d’un esprit d’équipe et les réussites associées sont une grande source de motivation. Je vis une véritable aventure humaine.

Enfin, il est très valorisant de travailler pour l’intérêt général avec les nombreuses interactions partagées avec le grand public dans la gestion de nos projets dont l’objectif est la satisfaction des Bordelaises et des Bordelais qui savent nous l’exprimer.

Pourquoi avoir choisi la formation ingénieur paysage Itiape ?  Qu’en retenez-vous ?

J’ai choisi la formation Itiape pour 3 raisons :

  1. La méthode pédagogique

Je trouve très stimulant d’être acteur de sa formation au travers de la méthode « APP » avec par ailleurs la puissance du travail collectif qui nous permet d’apprendre à composer avec une équipe, de s’organiser, de partager, de s’écouter, de porter des projets… source de progression et d’enrichissement. Cette réalité est accentuée par l’utilisation de supports de réflexion qui émanent directement des structures d’accueil ce qui donne du sens et une ouverture d’esprit sur de vraies problématiques de terrain avec la possibilité d’apporter des réponses tangibles et de contribuer à faire évoluer les organisations. Cette alternance nous permet de nous immerger au sein d’un système professionnel avec ses codes, ses relations, ses sujets, ses problèmes,… de façon très concrète.

  1. La dimension opérationnelle par l’alternance

L’alternance demande une grande exigence entre la gestion du temps scolaire et la production en structure d’accueil. Les relations et les interdépendances entre les sujets scolaires et professionnels sont passionnantes et apportent une grande complémentarité qui est déjà source d’analyse, d’expérience et de prise de recul. Cette pratique de l’alternance permet de se construire en tant qu’individu mais aussi en tant que futur professionnel du paysage. L’alternance demande un véritable investissement qui nous pousse à nous responsabiliser mais aussi à développer notre capacité d’adaptation notamment, en plus des stages en France ou à l’étranger ; autant d’acquis pour se préparer à occuper un poste notamment à responsabilités.

  1. L’émancipation qu’offre l’école

La formation tant par ses méthodes que par l’alternance nous pousse à grandir, à évoluer, à se découvrir. En effet, au-delà de la formation pédagogique dispensée, et les connaissances que j’ai capitalisées, c’est aussi une « école de la vie ». Cette école a été pour moi un catalyseur autant dans la connaissance et la compréhension de ma personne que dans ma progression professionnelle. Je me suis enrichi intellectuellement, j’ai fait des découvertes fortes, des rencontres précieuses et j’ai requestionné mes acquis pour m’ouvrir au monde sans a priori, ni certitude. La formation m’a aussi permis de me révéler dans les zones de doutes ou d’interrogation que l’on peut avoir quand on a vingt ans. J’ai gagné en maturité, je me suis aguerri, finalement cette école m’a donné l’opportunité de m’affirmer et d’oser devenir qui je suis.

Merci pour votre témoignage !

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