Agroforesterie : l’ISA pilote le projet de recherche AFRame

Recherche   Publié le 13 07 2018

Depuis Janvier 2018, l’ISA coordonne le projet de recherche AFRame qui vise à mettre en place un site expérimental pilote en agroforesterie intraparcellaire à Ramecourt (Pas-de-Calais).

Qu’est ce que l’agroforesterie intraparcellaire ?

L’agroforesterie intraparcellaire consiste à des alignements de rangées d’arbres à l’intérieur des parcelles agricoles. C’est une pratique agroécologique permettant d’allier à la fois performance économique et moindre impact sur l’environnement. Comme une grande partie du département est classée en zones vulnérables aux nitrates et que l’aléa érosif des sols reste très fort toute l’année, cette forme d’agroforesterie pourrait bien être une alternative pour une production alimentaire durable.
Le site expérimental sera installé sur la SCEA Dequidt à Ramecourt sur une superficie de 18 hectares.

Quels sont les objectifs du projet ?

Les objectifs de ce projet sont de :

  • Mettre en place un site expérimental pilote sur l’agroforesterie intraparcellaire dans le contexte agropédoclimatique du département
  • Caractériser les interactions entre arbre et culture sur le partage de ressources
  • Produire des références locales sur les aspects productifs et environnementaux
  • Faire connaître l’agroforesterie auprès de la profession agricole

En complémentarité avec les réseaux expérimentaux agroforestiers au niveau régional et national, ce dispositif permettra d’évaluer le système dans une région à faible taux annuel d’ensoleillement et avec des cultures spécifiques comme la betterave sucrière et la pomme de terre.

Qu’allons nous étudier ?

Quelques associations d’arbres et de cultures seront comparées avec des parcelles purement agricoles et forestières. La production de bois et énergie, le rendement des cultures, la santé des plantes, le stockage de carbone, le bilan hydrique et azoté, la qualité de l’air, l’érosion, le partage de l’azote entre arbre et culture, la croissance racinaire, l’évolution de la biodiversité et du paysage, la rentabilité économique et l’augmentation du temps de travail à l’échelle de l’exploitation seront estimés et suivis dans le temps soit par des mesures directes avec des capteurs spécifiques soit par modélisation numérique dynamique.
Des journées thématiques d’informations et d’échanges seront organisées avec les agriculteurs chaque année, suivi des visites du site.

Le projet est réalisé sur 3 ans en partenariat avec : le SCEA Dequidt, l’association « Les Planteurs volontaires », la FREDON et l’UR BEF de l’INRA de Nancy. Il est financé par l’agence de l’eau Artois Picardie, l’ADEME et le conseil régional (via le fond FEADER).