Nicolas GERBER, promotion 10

Coordinateur Développement Durable

Mon passé d’étudiant ?

Après mon bac, j’ai fait un DEUG de biologie, à la suite duquel j’ai travaillé durant quatre ans en milieu associatif pour l’éducation de la jeunesse. J’ai ensuite repris des études au sein de l’ISA en formation Environnementaliste pendant deux ans. Durant ces deux ans, j’ai réalisé un premier stage à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Lille, dans le service de conseil aux entreprises (PME, PMI). J’y ai élaboré des fiches techniques répondant à des questions environnementales qui pourraient être posées par les entreprises, notamment sur les ICPE1, les DIS²… Lors de mon second stage, j’ai réalisé l’analyse environnementale d’une usine de caoutchouc dans le cadre de la mise en place d’un système de management de l’environnement basé sur la norme ISO 14001.

Mon parcours après la formation ?

En sortant de la formation Environnementaliste, j’ai fait un Master qualité, environnement et santé à l’ILIS, dans le but de rajouter une dimension qualité à mes compétences. Cette dernière formation étant à temps partiel, j’ai été embauché en parallèle en tant que salarié à mi-temps chez Transpole afin de réaliser une étude préalable de Développement Durable. A la suite de cet emploi partiel de deux ans, j’ai été embauché à plein temps après ma formation.

Ma profession ?

Je suis coordinateur Développement Durable rattaché à la direction Qualité et Développement Durable de Transpole. Ma responsabilité est de proposer, d’impulser, et de faire vivre une politique de Développement Durable au sein de l’entreprise. J’interviens notamment dans la proposition d’actions concrètes à mener suivant l’engagement de Transpole. J’ai notamment un travail de sensibilisation des salariés qui passe, par exemple,  par l’organisation de conférences pour les cadres ou diverses autres actions vers les salariés.  L’objectif est que le  Développement Durable soit pris en compte dans l’ensemble des métiers de l’entreprise.

L’entreprise ne part pas de rien, bien au contraire. Pour les aspects de protection de l’environnement, qui intéressent plus particulièrement la formation, Transpole a mis en place, par exemple,  dans nos ateliers le tri des déchets en vue de leur valorisation, ainsi que la récupération des eaux de pluie pour le nettoyage de nos véhicules salariés. D’autre part, nous initions un plan de déplacement d’entreprise en essayant de privilégier les modes de transport alternatifs à la voiture, tout en prenant en compte les contraintes horaires des salariés. Nos actions environnementales ne s’arrêtent pas là puisque que nous avons récemment inauguré 2 dépôts de bus HQE3. Nous essayons aussi d’accroître l’utilisation du gaz ou biogaz qui concerne actuellement 73% de nos bus.  Toutes ces actions sont possibles par l’engagement très fort du Syndicat Mixte des Transports, qui est notre donneur d’ordres.

D’un point de vue opérationnel, j’ai différentes missions que je peux organiser librement, mon poste étant assez autonome. Une grande partie de mon travail s’effectue au siège de Transpole, tout en étant en lien avec l’ensemble des sites qui composent l’entreprise.

Mes conseils aux Enviros ?

La formation Environnementaliste est professionnalisante, elle nous apprend à être opérationnels et efficaces dès l’entrée dans le monde du travail. A mon époque il manquait peut-être les dimensions sociales et économiques du Développement Durable. Je peux vous dire qu’il est important de soigner ses stages, c'est-à-dire de suivre une certaine logique qui permet de se spécialiser dans un secteur précis. Il faut également bien travailler les projets de groupe qui apprennent à gérer une équipe, ce qui sera probablement le cas pour la plupart des Environnementalistes au sein de leur carrière.

Portrait réalisé en Janvier 2009 par l’association Enviro’Network

[1] ICPE = Installations Classées pour la Protection de l’Environnement

2 DIS = Déchets Industriels Spéciaux

3 HQE = Haute Qualité Environnementale