Hélène NOWAK, promotion 12

Chef de projet Gestion des sites pollués

Mon parcours étudiant ?

A la sortie du lycée, je ne savais pas exactement ce que je voulais faire par la suite. Mon penchant pour les sciences, notamment la biologie, m’a amené à réaliser un DEUG de Biologie à la Faculté Libre des Sciences et Technologies. En fin de DEUG, j’ai effectué un stage à Gaz de France avec pour objectif de faire une synthèse d’études sur les sites et sols pollués de Gaz de France. Ce stage très intéressant m’a beaucoup appris et m’a permis de préciser mon orientation dans l’environnement, et plus précisément dans le domaine de la gestion des sols. J’ai suivi le Master Environnementaliste ISA-FLST, avec à la clé plusieurs stages dans différentes structures : au laboratoire Sol et Environnement de l’ISA, aux Voies Navigables de France, et au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) afin d’établir un inventaire des activités potentiellement polluantes (BASIAS). Le dernier stage de ma formation a été réalisé dans le bureau d’études AIRELE grâce auquel j’ai été par la suite embauchée en fonction de mes compétences et d’une opportunité (départ d’un chef de projet).

Ma profession actuelle ?

Je suis donc en poste à AIRELE depuis un an environ et ceci jusqu’en décembre, en espérant continuer par la suite. AIRELE est un bureau d’études et de conseil qui a pour vocation d’accompagner les entreprises et les territoires dans leurs démarches de développement durable. Plusieurs services composent AIRELE : Développement durable des territoires, Environnement industriel, Gestion des sites pollués, Expertise et génie écologiques, SIG/Modélisation. J’appartiens au service de la gestion des sites pollués. Je suis chargée d’études tendant vers des responsabilités de chef de projet. Mon travail consiste à établir des diagnostics de sites. Pour cela, nous faisons préalablement des investigations de terrains (sols, gaz du sol, sédiments, eaux et végétaux). Ensuite, nous interprétons les résultats d’analyse afin d’établir un rapport sur l’état de pollution du site étudié. Ce type d’étude permet au client de s’assurer que l’état des milieux est compatible avec des usages précis et de prendre les mesures adéquates s’il y a un problème quelconque. Ainsi le travail de « terrain » représente  à peu près un tiers du travail au total, ce que j’apprécie beaucoup étant une personne dynamique. Actuellement j’ai repris un dossier (en étude depuis 4 ans) concernant une plateforme chimique en Picardie : un travail de reprise qui fut conséquent mais intéressant. Je suis également formée à un logiciel de calcul de risques sanitaires qui pourrait m’apporter beaucoup pour les projets suivants.

Les horaires en bureau d’études ?

La semaine de travail est assez chargée suivant la demande que l’on a, mais je travaille globalement de 8h à 12h puis de 14h à 18h. La seule contrainte est de respecter les échéances de dossier, ce qui ne m’empêche pourtant pas de me consacrer à mes passions, notamment le sport.

Mes ambitions ?

Je pense travailler dans un bureau d’études pendant 5 à 10 ans, cela me permettra d’acquérir de nombreuses connaissances en environnement et en particulier dans le domaine des sites et sols pollués.

Mes conseils pour les étudiants Environnementalistes ?

Je leur conseillerais de faire un maximum de stages, notamment en bureau d’études, afin d’acquérir le maximum d’expérience et également pour les personnes n’ayant pas d’idées claires sur leur métier futur. En effet, le travail en bureau d’études permet d’en apprendre énormément sur un domaine en peu de temps. Il ne faut pas hésiter à aller de l’avant pour rencontrer des professionnels et se faire connaitre.

Portrait réalisé en novembre 2008 par l’association Enviro’Network.