Benoit TILLY, promotion 11

Chef de projet énergie durable

Mon passé d’étudiant ?

J’appartenais à la promotion 11 de la formation Environnementaliste. Je l’ai terminée en septembre 2005 avec une Maîtrise en poche (niveau M1). Mes ambitions à ce moment ? Après un BTS agricole option « technico-commercial », je souhaitais à l’entrée de la formation Enviro faire carrière dans le domaine des « milieux naturels ». C’est pourquoi j’ai effectué deux stages en diagnostic et inventaire faune-flore-habitat ; l’un au CPIE Flandre Maritime (Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement) et l’autre pour le compte de la Fédération Régionale des Chasseurs du Nord Pas de Calais (FRC). Pourtant aujourd’hui, les étudiants me connaissent pour mes interventions en L3 et M2 à travers l’utilisation du Bilan carbone®.

Mon parcours après la formation ?

A la fin de ces deux années, j’ai bien évidemment postulé pour des postes en rapport avec mon projet professionnel. Cependant j’ai rencontré beaucoup de difficultés. Je n’ai pu exercer mes compétences dans mon domaine qu’à travers quelques contrats d’aménagement paysager ou d’ornementation florale. Nouvelle étape pour moi en septembre 2006 : j’ai créé avec Alain VERRIER le bureau d’études per4mances®, dans lequel j’occupais le poste de consultant-formateur en énergie. Mon travail consistait à développer des prestations  pour établir des Bilans carbone® dans différentes structures : en d’autres termes, je constituais la clientèle de per4mances® par des contrats avec tous types de demandeur (collectivités, industriels…et même l’ISA). Au lancement de l’activité, la majeure partie du travail consistait de ce fait à la création d’un portefeuille « clients » et à la formalisation des prestations que nous pouvions proposer... J’ai quitté per4mances®  en mai 2008.

La suite ?

J’ai appris la création du bureau d’études Equinergies, filiale du groupe AUDDICE (qui comprend également Airele et Environnement Conseil). Equinergies est spécialisée dans les économies d’énergies et la production d’énergies renouvelables. J’y ai donc postulé et j’y tiens actuellement la place de chef de projet énergie durable. Société encore à ses débuts, elle tend à se développer rapidement. Mon quotidien ? Les missions que j’effectue sont variées, elles vont de l’établissement d’un Bilan carbone® entreprise ou collectivité jusqu’à la sensibilisation des scolaires sur des thématiques comme la maitrise de l’énergie ou la pollution lumineuse. L’objectif de ma profession consiste à chercher des partenariats auprès de structures publiques ou privées, mais également à gérer une équipe d’ingénieurs et donc de répartir les différentes taches au sein d’un projet. Ainsi, pour effectuer ce travail, il est indispensable d’avoir un bon relationnel, d’être excellent commercial, et de connaître le fonctionnement des marchés publics. Au niveau des horaires de travail, il est clair qu’on ne compte pas ses heures ! La charge de travail est telle qu’il convient d’avoir une grande adaptabilité et réactivité. Pour le moment, mon activité s’effectue essentiellement en bureau mais, avec une clientèle grandissante, je vais de plus en plus à la rencontre des demandeurs afin de préparer et d’effectuer les prestations proposées par la société. Un salaire motivant ? La rémunération est en effet fonction de l’efficacité par « intéressement aux prestations ». Mes perspectives d’avenir ? Je pourrais devenir chef de section d’un pôle « énergie » après le développement de l’entreprise.

Mes conseils aux Enviros ?

Si le secteur de l’énergie vous intéresse, sachez qu’il est en pleine expansion même si de plus en plus concurrentiel, et différents métiers tendent à se développer. Des débouchés se trouveront également dans les collectivités. Je pense que la formation Environnementaliste apporte une bonne ouverture sur l’environnement en général, ce qui est indispensable pour l’établissement d’un diagnostic des impacts d’une structure, et ceci vous offre une bonne opportunité dans le secteur de l’énergie comme ailleurs. Je vous conseillerais surtout de bien définir votre projet professionnel et ses réelles possibilités, par l’intermédiaire des stages notamment, pour ne pas faire la même erreur que moi. Les reconversions sont toujours possibles, il suffit de le vouloir…

Portrait réalisé en octobre 2008 par l’association Enviro’Network