Anne Violet, promotion 5

Chargée de mission Agenda 21 à l’échelle communale

Mon passé d’étudiante ?

Après mon bac, j’ai fait un DUT biologie appliquée, puis j’ai intégré la formation Environnementaliste à l’époque où celle-ci durait encore 2 ans. En y entrant, j’étais assez intéressée par la gestion du patrimoine naturel en collectivité comme perspective de carrière. Je me souviens notamment d’avoir effectué un stage, qui m’avait beaucoup plu, dans la mise en place d’un plan de gestion du Lac bleu avec EDEN 62, à Roeux, près d’Arras.

Mon parcours après la formation ?

Restant très « milieux naturels » à la sortie de ma formation,  je n’ai pas trouvé du travail immédiatement. J’ai pu obtenir après 6 mois un emploi jeune en tant qu’agent d’animation pour la commune de Lomme, travaillant alors surtout avec les scolaires. Comme j’avais du temps libre avec cette profession, j’ai passé en même temps et sur 2 ans un DESS (aujourd’hui Master 2) « Conception de projets en écodéveloppement ». Ceci m’a beaucoup aidé pour la suite.

En effet en 2002, la commune de Lomme vote son Agenda 21 dans le but de s’investir concrètement dans une démarche de développement durable. Celle-ci me fait alors, grâce à mon profil, la proposition de travailler sur cet Agenda 21, principalement dans une mission de sensibilisation et proposition d’évènementiels. Mon statut a ensuite évolué comme le permet la fonction publique : de stagiaire fonctionnaire pendant un an, je suis passée titulaire, puisque tout se passait bien. Aujourd’hui je suis responsable du développement durable au service Environnement et cadre de vie du Pôle qualité et développement de la ville, et je travaille toujours sur cet Agenda 21.

Quelles actions sont mises en place pour cet Agenda 21 ?

Lors de son lancement, plusieurs axes de travail avaient été définis : il s’agissait notamment de développer les énergies renouvelables et les démarches HQE (Haute Qualité Environnementale) dans les projets de la commune, ainsi que d’améliorer la gestion des espaces verts. La politique s’est donc tournée vers des actions concrètes avec la diffusion d’éco-gestes internes, des réalisations éco-construites, l’apparition d’énergies renouvelables pour alimenter les bâtiments municipaux. A l’heure de la rédaction de ce portrait, après la période électorale qui a modifié l’équipe dirigeante, il s’agit de recadrer les orientations, et ceci en concertation avec tous les services de la mairie. Quatre thématiques principales sont ressorties des différents ateliers 21 (réunions d’informations entre services pour connaître les orientations à prendre). Ce sont la réduction des produits phytosanitaires, le développement des éco-achats, la réduction voire la suppression des produits d’entretien nocifs et la réduction de 20% de la consommation en eau d’ici 2012.

Mes ambitions ?

J’ai réussi mon concours de technicien territorial en 2007. J’espère pouvoir être nommée à ce grade par la structure communale, tout en conservant le même domaine d’activités.

Mes conseils aux Enviros voulant travailler dans la gestion territoriale ?

De plus en plus de collectivités s’engagent dans des démarches d’Agendas 21, ou autres pratiques liées au développement durable : il faut saisir l’opportunité lorsqu’elle se présente… Il vous faut avoir une grande adaptabilité et persuasion car, si vous voulez voir se concrétiser les actions que vous proposez, il faudra que les élus les portent également ! Intéressez-vous aussi à l’éco-construction et l’éco-rénovation, c’est à présent une problématique récurrente à l’échelle d’un territoire. Et évidemment, préparez-vous aux concours de techniciens et d’ingénieurs territoriaux. Ce sont les clés pour travailler durablement au sein des établissements publics.

Portrait réalisé en octobre 2008 par l’association Enviro’Network

L'Agenda 21 local est un projet global et concret, dont l'objectif est de mettre en œuvre progressivement et de manière pérenne le développement durable à l'échelle d'un territoire. Il est porté par la collectivité et mené en concertation avec tous ses acteurs : élus et personnels, habitants, associations, entreprises, structures déconcentrées de l'Etat, réseaux de l'éducation et de la recherche. Il se traduit par un programme d'actions visant à améliorer la qualité de vie des habitants, économiser les ressources naturelles et renforcer l'attractivité du territoire. (Source : ADEME).